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Attentat à Nice : deux des trois victimes ont été égorgées

Attentat à Nice : deux des trois victimes ont été égorgées

Deux femmes et un homme, le sacristain de la basilique Notre-Dame de Nice, ont été assassinés dans l'attaque survenue jeudi matin.

Trois personnes ont été assassinées ce jeudi 29 octobre, lors d'une attaque au couteau survenue à Nice. Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de Nice, au cœur de la ville. Une troisième victime, une femme, grièvement blessée, avait réussi à s'enfuir avant de succomber à ses blessures. Nous faisons le point sur ces nouvelles victimes du terrorisme islamiste.

Une femme retrouvée «quasiment décapitée »

La première des trois victimes est une femme âgée de 60 ans, venue prier au lever du jour ce jeudi. Elle a été retrouvée égorgée, «quasiment décapitée», près du bénitier de l'édifice religieux, assure une source policière au Figaro. Le procureur de la République antiterroriste Jean-François Ricard évoque un «égorgement profond de l'ordre de la décapitation». Habituée de la paroisse, touriste de passage ? Rien n'a encore filtré sur elle.

Un sacristain égorgé

Le sacristain de la basilique, un laïc âgé de 54 ans, a également été tué à l'intérieur de l'église lors de l'attaque, selon le chanoine Philippe Asso. Il a reçu des coups au niveau de la gorge. «C'était un garçon ordinaire, dans le bon sens du terme : gentil, ouvert», affirme au Figaro Gil Florini, curé doyen de Nice. Vincent Loquès, était papa de deux filles, et travaillait à Notre-Dame de Nice depuis 10 ans.

La femme du sacristain, qui s'est rendue sur les lieux du drame ce jeudi matin, a dû être soutenue et raccompagnée par un tiers après avoir appris la terrible nouvelle.

Effondrées, deux fidèles de la basilique ont décrit sur place un homme «calme», qui dédiait toute sa vie à «servir l'Église». «Ce n'était pas quelqu'un qui passait et qui s'en allait - il était tout le temps à l'écoute, il aidait toujours le prêtre», a déclaré une mère de famille, rencontrée par Nice-Matin.

Une mère de famille, qui a déclaré avant de mourir : «dites à mes enfants que je les aime »

Une seconde femme, une mère de famille brésilienne de 44 ans, a été tuée de plusieurs coups de couteau. Simone, mère de trois enfants, résidait en France depuis 30 ans, selon le ministère brésilien des Affaires étrangères. Cuisinière de formation, elle travaillait dernièrement comme aide-soignante auprès des personnes âgées.

Elle avait réussi à échapper à l'assaillant, après avoir été grièvement blessée. Elle s'est ensuite réfugiée dans un restaurant kebab tout proche. Elle aurait dit, avant de succomber à ses blessures : «Dites à mes enfants que je les aime».

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