À propos de terrorisme

L’enquête sur les sept interpellés de Brest, en janvier, confirme le rôle de premier plan d’un lycéen de 16 ans dans les projets d’attentats à Brest et Paris. Autre surprise glaçante : le passé de combattant djihadiste du leader présumé de ce groupe, un réfugié syrien.

MAJ : Comme l’a souligné le ministre de l’Intérieur Karl Nehammer (ÖVP) à l’APA, l’assaillant tué par la police, nommé Kujtim Fejzulai, était sans aucun doute un partisan de la milice terroriste «État islamique» (EI). Il a été condamné à 22 mois de prison le 25 avril 2019 pour avoir tenté de se rendre en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique.

Le 5 décembre, il a bénéficié d’une libération conditionnelle anticipée – il était considéré comme un jeune adulte et tombait donc sous le coup de la loi sur les tribunaux pour mineurs (JGG). Le ministre de l’Intérieur a annoncé que le jeune homme de 20 ans avait été abattu par les forces de police près de la Ruprechtskirche.

Deux femmes et un homme, le sacristain de la basilique Notre-Dame de Nice, ont été assassinés dans l'attaque survenue jeudi matin.

La preuve par l’attentat de Berlin

Mardi, un Irakien vivant à Berlin, au volant de sa voiture, a tenté de tuer le plus grand nombre possible de personnes sur l’autoroute, en percutant leurs véhicules. Il visait surtout les deux roues, espérant les faire tomber, afin qu’ils meurent dans la chute, ou qu’il puisse leur rouler sur le corps. Il a blessé six personnes, dont trois grièvement. Il criait « Allah Akbar », et pour la police, chez qui il était déjà défavorablement connu selon l’expression consacrée, le caractère islamiste de ces accidents en chaîne ne fait aucun doute.

Il n’a blessé que six personnes car sa voiture s’est trouvée encastrée dans le carambolage qu’il avait lui-même créé. Il est alors sorti de son véhicule, a déroulé son tapis de, prière et s’est mis à prier, s’interrompant pour annoncer que tout le monde allait mourir.

Le regard des Français sur la menace terroriste et l’islamisme - Sondage IFOP

Trois semaines après l’assassinat de Samuel Paty et à la suite de l’attentat visant une basilique niçoise, le sondage Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio révèle un taux d’inquiétude face à la menace terrorise particulièrement élevé. En effet, 96% des Français estiment la menace comme élevée, dont 51% « très élevée ». Ce taux égale presque ceux mesurés en 2015 et 2016 (99% d’inquiétude au lendemain de l’attentat du 14 juillet à Nice).

Une soixantaine d'autres seront libres en 2021.

Invitée de la matinale sur RTL, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé lundi 24 février que 43 djihadistes condamnés en France sortiront de prison en 2020. Cette mesure concerne «une soixantaine d'autres pour 2021», a dit la ministre.

En janvier dernier, le premier à être sorti était Flavien Moreau. Il avait été condamné en 2014 pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme» à une peine de sept ans qu’il aura purgé au-delà. En détention depuis 2013, Flavien Moreau avait été fait de multiples tentatives de voyage en Syrie. Selon les surveillants, Flavien Moreau est resté en détention un leader radical charismatique. Il est désormais dans la nature.

Ce professeur d'histoire-géographie de 47 ans a été assassiné vendredi, non loin du collège du Bois d'Aulne où il travaillait. Des parents et des élèves décrivent un enseignant très apprécié.

Suspendu et désarmé pour des suspicions de radicalisation, après l'attaque de la préfecture de police de Paris, en octobre dernier, le capitaine est réintégré ce vendredi 28 février.

Aidez La Chaîne Verte